Les arts martiaux japonais

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Désolée pour cette si longue absence ! Je me rattrape tout de suite avec une culture bien propre au Japon : les arts martiaux.

Il y a certains arts plus populaires que d’autres. D’ailleurs, je suis sûre que plusieurs d’entre vous, en lisant les mots « Arts Martiaux » ont tout de suite pensé au Judo ou à l’Aïkido. Et bien je vais vous parler d’autres arts encore !

D’abord, il faut savoir que les arts martiaux japonais emploient très souvent 3 termes :

  • Le Budō : la « voie de la guerre », est un terme moderne, et fait référence à la pratique des arts martiaux comme à un mode de vie, comprenant des dimensions à la fois physiques, morales et spirituelles.
  • Le Bujutsu : ce terme désigne spécifiquement les applications pratiques de techniques martiales à des situations de combat réel
  • Le Bugei : fait référence à l’adaptation des techniques martiales et tactiques en vue de leur enseignement dans un cadre précis

Voilà, et maintenant, nous allons procéder par étape et parler un peu de quelques arts martiaux en fonction de sa catégorie.

Dans la catégorie Budō :

Et plus précisément, Le Gedai Budō, car c’est ce terme qui désigne les arts martiaux actuels. Nous allons garder ici juste le terme Budō, c’est plus facile !

Il existe 2 catégories d’arts budō : Le shin Budō et les arts au corps à corps.

Le Shin Budō :

Les Shin Budo mettent l’accent sur l’étude de l’esprit. Ainsi, nous retrouvons l’Aikibudo, l’Aikido, le Kyudo, le Shorinji Kempo et le Yoseikan Budo dans cettte catégorie.

Je me permets de vous parler un peu plus ici de l’Aikibudo car je suis moi-même pratiquante depuis presque 3 ans :

Entre la tradition et l’évolution, l’Aïkibudo est l’héritier d’une expérience de l’art de la guerre remontant au XVème siècle.

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Art martial traditionnel d’origine japonaise, l’Aïkibudo (Voie de l’Harmonie par la pratique martiale) est l’héritier d’une expérience qui date de plusieurs siècles dans l’art de la guerre, transmise au fil des générations au sein du clan Takeda sous le nom de Daïto Ryu Aïkijujutsu.

Cette Méthode secrète d’autodéfense fut commencée à être dévoilée au début du XXème siècle par le Maître Takeda Sokaku dont le plus célèbre élève fut Ueshiba Morihei. C’est ce dernier qui modifiera tout au long de sa vie le Daïto Ryu pour en faire un art moderne, éducatif, ludique et spirituel sous le nom d’Aïkido.

Cependant, le Maître Mochizuki Minoru, un des premiers élèves de Maître Ueshiba, enseignera la forme restée encore proche du Daïto Ryu telle qu’il l’apprit, et qui conserve son caractère martial, en l’enrichissant de son expérience du Judo. Par la suite, il nommera sa pratique l’Aïkido – Jujutsu.

Maître Mochizuki Minoru formera un petit groupe de français à son art dont: Jim Alcheik (décédé en 1962), puis le disciple de ce dernier, Alain Floquet.

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En 1980, Maître Mochizuki Minoru demanda à Alain Floquet de ne plus utiliser le nom d’Aïkido pour désigner sa pratique; Alain Floquet indique alors qu’il a choisi de nommer sa pratique et le style (l’Art) qui en découle: Aïkibudo.

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J’ai la chance de connaître Alain Floquet : oui, il est toujours parmi nous, et plus en forme que jamais ! Il a été honoré récemment lors de la fête du Centre International de l’Aikibudo (Le CERA) en novembre dernier : en effet, Maître Floquet s’est vu attribué le garde de 9ème dan, en main propre par le Maître Hiroo Mochizuki (le fils de Maître Minoru Mochizuki).

J’espère que cette petite histoire vous a donné l’envie de découvrir cet art. Je vous invite à découvrir aussi la page facebook du CERA ainsi que son site officiel.

Les arts au Corps à Corps :

Continuons un peu notre découverte des arts martiaux avec les arts au Corps à Corps. Judo, Karaté et Taihojutsu font partie de cette catégorie.  On va parler un peu du Taihojutsu ici :

Le Taihojutsu est une synthèse d’arts martiaux, créé spécialement pour les besoins de la police japonaise. Le taihojutsu est la méthode d’intervention de la police japonaise et du Kidotai (escouade anti-émeute). Le taihojutsu regroupe dans sa synthèse plusieurs disciplines comme le karaté, le Judo, l’Aikido, le nihon Kenpō, le Nihon Jujutsu, le Kendo/Kenjutsu (escrime japonaise), le  jōdō/jōjutsu  (méthode du bâton de 4 pieds), le juken jutsu (méthode de la baïonnette), le keibo sohoou keibo jutsu (méthode du bâton court de police) et la boxe.

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Le taihojutsu a été développé dans le milieu des années 1940, par le Département de la Police Métropolitaine de Tokyo. C’est avec la collaboration conjointe de la Police japonaise et de plusieurs grands maîtres d’arts martiaux, qu’une tentative pour déterminer un style spécifique qui serait souhaitable pour les officiers de police a été élaborée. L’administration de la police de cette époque s’était retrouvée dans une position nouvelle, requérant de la part de ses officiers de contraindre, de maîtriser et de contrôler un suspect éventuel, sans avoir à le blesser.

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Dans la catégorie Bujutsu et Bugei :

Notre article touche à sa fin, avec cette dernière partie consacrée aux arts martiaux japonais. Ici encore, on peut séparer les arts en 2 catégories : les arts au corps à corps, et les armes.

Les arts au Corps à Corps :

Ici, nous pouvons nommer 4 arts martiaux : le Ju-jutsu, le Taijutsu, le Sumo et le Ninjutsu. J’ai un petit faible pour le Sumo ici.

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Le Sumo est probablement l’un des plus anciens des arts martiaux japonais. En effet, d’après les documents historiques du pays du Soleil Levant, le premier combat de Sumo remonterait en l’An 23 avant J.C ! Ce combat aurait eu lieu à la demande de l’Empereur, et n’aurait cessé que lorsque ses blessures obligèrent l’un des combattants à arrêter.

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À partir de 728, l’Empereur Shōmu, instaura la tenue de combats officiels à l’occasion des fêtes des moissons. La tradition de combats en présence de l’Empereur perdura, mais s’étendit également à leur organisation à l’occasion de fêtes Shinto, et l’entraînement au sumo fut finalement incorporée dans l’entraînement militaire.

À la fin du XVIIème siècle, le sumo constituait un sport professionnel organisé, ouvert au public, en vogue tant auprès des classes populaires que des puissants.

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Au début du XXème siècle, le sumo conserve une grande part de son cadre traditionnel, avec l’arbitre habillé en prêtre Shinto, et un rituel de purification de l’arène. La victoire dans un combat s’obtient par l’intermédiaire de techniques de lutte codifiées, le but étant d’obliger l’adversaire à toucher le sol avec une autre partie du corps que ses pieds, ou à toucher le sol hors des limites de l’arène. Six grands tournois sont tenus annuellement au Japon, où les sumotori jouissent toujours d’un prestige important.

L’art des armes :

Pour finir, les armes, mais là, il y en a un petit paquet : Le Battōjutsu, le Bō-Jutsu, le Jō-Jutsu, le Hojōjutsu, le Iaijutsu et Iaido, le Kenjutsu, le Kyūjutsu, le Naginatajutsu, le Ninjutsu, le Shurikenjutsu et le Sojutsu.

Je ne peux pas vous parler de toutes ces armes, mais elles sont toutes intéressantes. Mais rassurez-vous, il existe un art qui regroupe une partie de ces armes : le Katori Shinto Ryu (plus communément appelé le Kobudo).

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En plus de l’Aikibudo, je pratique également le Kobudo, depuis presque 3 ans (les 2 arts se complètent et Maître Alain Floquet a intégré quelques techniques de Kobudo dans sa discipline). Alors je me permets de vous en toucher deux mots.

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Alain Floquet (à gauche) et son fils, Frédéric Floquet

Les techniques enseignées sont celles issues d’une école d’armes très ancienne : le Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu.

Les armes que nous apprenons à utiliser sont les armes des guerriers japonais. Ainsi, nous avons :

  • le Katana étudié en Ken Jutsu et Iai Jutsu,
  • le Baton : Bo Jutsu,
  • le Naginata : Naginata Jutsu,
  • la Lance : Yari Jutsu et de nombreuses autres armes.

Maître Sugino judoka et élève de Jigoro Kano, fut conquis par l’art du Katori Shinto Ryu et s’y adonna complètement, au point d’y ouvrir une école et de l’enseigner. Il écrivit un ouvrage et diffusa le Katori Shinto Ryu à l’extérieur, (c’est lui qui régla les combats du film Les sept samouraïs d’A. Kurozawa),

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C’est en 1982 que la rencontre avec Maître Floquet eut lieu. Ce dernier eut la mission de développer le Katori Shinto Ryu en France.

Partie intégrante de l’Aïkibudo, le Katori constitue avec le Daito Ryu Aiki Jujutsu l’une de ses composantes historiques. L’enseignement y est dispensé sous forme de Katas (série de mouvements).

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Akemashite omedetoo gozaimasu : あけまして おめでとう ございます=> Bonne Année !

 

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